Le

Spleen

De

Zarathoustra

 
À l'ombre de la fontaine
Infographie © Thierry Deschamps

Ode


 
 

À l'ombre de la fontaine



La marée est un grand corps
aspiré par la lune
Comme le mien le fut par le tien

~*~

Toi, ma Lune sacrée

~*~

À la Fontaine des dieux païens
je m’agenouille
au lever du soleil
Tu es là en moi
Je pense à toi
au pays des sables éternels
Je te fais revivre
afin que tu jouisses avec moi
Regarde comme c’est beau


Je me souviens de tes pieds brûlés
tes pieds de sable du désert
Je t’envoie le soleil
pour qu’il te réchauffe
là où tu es
Je voudrais tellement que tu m’accompagnes
tout au long du fleuve
nous ferions un pique-nique
à Kamouraska


Mais peut-être connais-tu la félicité
dans la quatrième dimension
Peut-être ne voudrais-tu jamais revenir
Jamais je ne le saurai
que si tu me fais signe


Il est vrai que le Grand Héron est revenu
sur mes berges
Est-ce là la trace de ton amour
pour me dire que tu es là


Soudain, en ma tête, j'entends ta douce voix

... laisse aller l'eau du fleuve
t'y trempe et fais peau neuve...

et dans le doux mélange
des brumes d'un baiser
j'entends rire cet ange
qui vient nous apaiser

~*~


À l'ombre de la Fontaine du Temps,
portant les pierres d'antan
des puissances occultes
apportent la révélation


À l'ombre de la Fontaine du Temps
une prêtresse veille
à ce que s'accomplisse le Jour


~~*~~

 
 
© Ode - 2 août 2008
 
Invités
Autres poèmes :
"Invités"

Poème précédent :

Un dimanche matin au fleuve


Poème suivant :

Solitude du fleuve en robe du dimanche

Retour au sommaire
Retour au :
"Sommaire"